Salariés ou créateurs, soyez tous des entrepreneurs !

N’avez vous pas remarqué qu’il n’existe pas de statut plus fort que celui d’entrepreneur ?

Blanc, noir, beur, village, ville ou cité, bac moins deux ou docteur, l’entrepreneur est un statut qui fédère, attire et dépasse tous les autres. Pourquoi ?
Parce que les joies et les peines de notre métier sont plus fortes et plus intenses. Nos victoires sont collégiales, quand nos échecs sont souvent personnels, par le fait d’un mauvais management, d’une mauvaise décision. Dans la même journée, vous pouvez hurler de joie, et sombrer dans une profonde tristesse. Quel emploi, quel autre pari que celui d’entreprendre vous amène autant de sentiments forts et contradictoires ?
C’est ainsi que les liens entre nous se créent, que le respect de l’action, du succès ou de l’engagement se forge. Nous sommes avant tout ce que nous faisons, pas seulement d’où nous venons.
Nous sommes alors une communauté, mue par une vision forte, celle de la liberté. Et confrontés depuis des années à une crise, mais surtout à un changement d’ère. Nos qualités d’agilité et de créativité nous permettent d’inventer des solutions pour du mieux, du bon, du bien ou du beau. Nos capacités à manager, à fédérer nous permettent d’emmener avec nous des collaborateurs que nous devons former pour être prêt aux défis de demain, qui sera encore plus imprévisible qu’aujourd’hui.
Nous devons montrer l’exemple, car la liberté d’entreprendre à un prix, celui d’être solidaire, exemplaire. Pour ainsi inciter, voir obliger les politiques à nous donner plus de place dans les décisions, plus de poids dans les échanges.
Les jeunes générations d’entrepreneurs, qui sont beaucoup plus et mieux aidés que leurs anciens,  doivent s’engager et prendre conscience que devenir riche n’est pas le seul but, il faut également penser à partager cette richesse créée. Pour inventer une autre voie entre 5 millions d’êtres au chômage, et 1% qui concentre un maximum d’avoirs.
Enfin les entrepreneurs portent un autre devoir, celui de former, de faire évoluer, de donner une chance à tous ceux qui seront victimes un jour de cette troisième révolution industrielle qui peut toucher n’importe qui, au moment où on l’attend le moins.
Être entrepreneur doit être permis à toutes et à tous : pour une minorité, la création d’entreprise, car c’est un sport à risque, où une entreprise sur deux échouera. Pour une très grande majorité, entreprendre, c’est prendre entre ses mains, imaginer, concevoir, entrainer, en étant un collaborateur agile, engagé.
C’est ainsi que nous devons comprendre la liberté d’entreprendre et la liberté de créer. L’engagement crée le respect, deux valeurs qui peuvent changer la société de demain.